RonsardRonsard A Cassandre

Mignonne, allons voir si la rose
  Qui ce matin avait déclose
  Sa robe de pourpre au soleil,
  A point perdu cette vesprée
  Les plis de sa robe pourprée,
  Et son teint au vôtre pareil.

 

Las ! voyez comme en peu d'espace,
  Mignonne, elle a dessus la place,
  Las, las ses beautés laissé choir !
  Ô vraiment marâtre Nature,
  Puisqu'une telle fleur ne dure
  Que du matin jusques au soir !

 

Donc, si vous me croyez, mignonne,
  Tandis que votre âge fleuronne
  En sa plus verte nouveauté,
  Cueillez, cueillez votre jeunesse :
  Comme à cette fleur, la vieillesse

 

Fera ternir votre beauté.

D'autres poèmes chez Celsmoon, Edelwe, Mango, Lepetitmouton, Abeille, Emmyne, Paradoxale, Chrestomanci, Mariel, Laurence, Ankya, Herisson08, Anjelica, Schneeweiss, George, Uhbnji, Fleur, Armande, Restling, Satya, Violette, Zik, Lystig, Amos, l'or des chambres