J'ai envie pour ce dimanche de vous présenter un poète encore inconnu pour moi il y a quelques jours: Valence Rouzaud. Je profite de mon dimanche tout en poème pour vous en dire un peu plus. J'ai une licence de lettres et j'ai étudié plusieurs semestres la poésie mais ce n'est pas pour autant que c'est facile d'en parler.

J'ai reçu deux recueils Rentier et Vingt et une orties publiés chez les Deux-Siciles (éditeur dont j'ignorais l'existence).

Valence Rouzaud écrit en prose et souvent en forme de correspondance adressée à quelqu'un. Le poète parle de la poésie, comment elle est perçue; comment les nouveaux de l'écriture sont perçus par rapport à l'édition (Gallimard).

"La poésie, cette femme polyandre à la vie cabossée et à l'œil irisé"

"mille vies à celui qui possède un crayon".

"Ainsi, la raison en douane, le ciel en objet, l'imaginaire tient son sujet".

Le reproche que je pourrais faire serait l'utilisation de mots plus ou moins pompeux, ce qui donne l'impression que le poète s'adresse plus à une élite et moins au commun des mortels qui ne comprendra sans doute pas "nullipare". Je ne pense pas que pour faire de la poésie, il faut nécessairement utiliser un langage spécial.

"Détaché de tous les hivers, je suis le somnambule chaussée des nus pieds de l'été, marchant dans la neige".

Valence Rouzaud fait appel à notre imaginaire.

Sous le vol d'une montgolfière et le
rêve d'Icare dans l'air rayonnant dans
sa nacelle, je me mets en parenthèse
dans l'ombre du soleil. Les mains dans
mes poches, mon bois fait de la laine
des nuages; sous la garde rapprochée
d'un ange, je ne cueille que le rare et
les fleurs monadelphes.

(Rentier)


Merci pour l'envoi et cette découverte d'un nouveau poète.

D'autres poèmes chez Celsmoon, Edelwe, Mango, Lepetitmouton, Abeille, Emmyne, Paradoxale, Chrestomanci, Mariel, Laurence, Ankya, Herisson08, Anjelica, Schneeweiss, George, Uhbnji, Fleur, Armande, Restling, Satya, Violette, Zik, Lystig, Amos