La grande journée du petit Lin Yi, Williams/Lacombe
J'ai choisi cet album, parce que l'illustrateur n'était autre que Lacombe et qu'ensuite la couverture me plaisait bien.
Lin Yi doit aller au marché acheter des gâteaux de lune, des caramboles, du riz, des ignames et des cacahuètes pour l'oncle Hui. Tous ça avec l'argent que sa mère lui a confié. Mais le petit garçon rêve de s'acheter un lampion rouge en forme de lapin pour la Fête de la Lune le soir même. Il y aura droit que s'il lui reste assez d'argent pour l'acheter.
Parti au marché, il va devoir se rappeler ce qu'il doit acheter et négocier un prix juste avec les commerçants. Mais en cours de route, il s'aperçoit qu'il n'aura pas assez d'argent pour son lampion et s'arrête justement au stand. Le commerçant lui déclare qu'il vaut mieux l'acheter tout de suite sinon il ne risque plus d'en avoir.
Comment résister à la tentation? Comment se faire plaisir tout en faisant ce qu'on lui a demandé?
Cette grande journée pour le petit Lin Yi est une journée d'apprentissage où il va grandir avec la sagesse.
A la fin de l'album, une double page est consacrée à l'explication de la légende de la déesse de la lune racontée par l'oncle Hui.
Ensuite, un atelier bricolage est proposé pour les enfants afin qu'il fabrique eux-même leur propre lanterne.
Pour finir, la vie au marché en Chine nous est contée.
Très bel album (forcément si c'est Benjamin Lacombe l'illustrateur), on se prend d'amitié pour ce petit Lin Yi qui voudrait tellement son lampion mais par obéissance résiste à la tentation. Pour tous les enfants qui ne savent plus ce que c'est que la patience et reçoivent tous tout de suite...
Pour les 5/9 ans :)
Couverture anglaise qui me fait penser à Jeffers
Milan, 2009, 11.90 euros
Lait noir, Elif Shafak
Roman autobiographique, Elif se questionne sur
les conditions des femmes écrivains. Peuvent-elles être écrivain et mère à la
fois ? Il y a beaucoup plus d’écrivain sans enfants. Certaines
masculinisent leur noms : JK Rowling ou encore Georges Sand. L’auteur parle
à ses voix intérieures pour l’aider à prendre les bonnes décisions, et elle en
a beaucoup! Ce roman parle de la féminité, de la maternité et de la dépression
post-natale qu’Elif a eue après son accouchement.
Elle raconte une partie de sa propre vie : comment elle en est arrivée de la femme détachée du mariage et de la maternité à celle qui fatiguée se marie et tombe enceinte, tout ça grâce à ses nombreuses petites voix avec qui elle discute et lui font voir des choses et prendre des décisions. La dépression post-partum est un thème délicat en Occident et traitée pour la première fois par une romancière de confession musulmane.
J’ai apprécié ce livre mais seul bémol : je déteste quand un livre ne commence pas tout de suite par la première phrase de l’histoire mais passe par des « méthodes de lecture », « avant propos ». D’ailleurs une phrase m’a marquée dans méthodes de lecture «ce livre a été écrit pour être oublié sitôt lu ». L’avenir me le dira !
Mais en tout cas j'en garde un bon souvenir.
Phébus, août 2009, 352p, 22 euros
Entorses au règlement, Schwegel :
Ray Weiss est nouveau dans la
police. Il se fait former par son collègue Jack Fiore, un ripou. Ils
cambriolent une bijouterie (pour arrondir les fins de mois : que c’est
beau !) quand Ray tombe nez à nez avec un cadavre et rend tripes et
boyaux. Pourquoi ce cadavre est-il là justement à ce moment-là alors que son collègue l'attend dehors? Il se retrouve donc impliqué dans une salle affaire. Ray se demande jusqu’où il peut se taire et couvrir ses collègues. Il
faut qu’il choisisse son rôle alors qu’une inspectrice, Sloane Pearson, lui demande
de l’aide sur l’enquête. Devoir choisir son rôle est un choix cornélien pour
lui : rendre son père fier et être honnête ou balancer et se faire mal
voir de ses collègues ?
Quel problème stupide^^. Un polar sans plus. Je me suis plutôt ennuyée à sa lecture. Les policiers ripoux ne me plaisent pas et j’ai été bien contente de le finir.
Actes Sud noir, juin 2009, 349p, 20 euros

