09 juin 2010

Caroline Chabrol

ResizeJe vous parlais il y a peu de Sous les cahiers, la mort. Caroline Chabrol m'a permis de lire son deuxième roman, l'enlèvement.

Il y a un an, Lena a été victime d'un enlèvement. Droguée par ses ravisseurs, elle ne se souvient pas des derniers moments de sa captivité. Depuis sa libération, elle s'est efforcée de reprendre le cours d'une vie normale dans son travail et auprès de son compagnon et de sa fille. Mais une lettre déposée à son cabinet de vétérinaire et une photographie reçue par mail lui font comprendre que le cauchemar n'est pas fini. Contrainte de fuir pour protéger les siens, elle se réfugiera en Italie, le pays de son père. Mais le maître-chanteur n'est pas prêt à lâcher sa proie.


Ma lecture était légèrement embrouillée parce que je n'ai pas compris tout de suite que le personnage de Lena et Elena étaient deux personnes distinctes (je pensais que c'était un raccourci).

J'aime beaucoup la manière dont c'est écrit, une certaine rapidité d'écriture qui me fait retenir mon souffle pour lire, découvrir le pourquoi du comment le plus rapidement sans m'arrêter (malheureusement j'ai été interrompue). Une lecture certes semée d'embûche mais très agréable.

Voilà un polar français comme on en oublie d'en lire...

Les éditions du Manuscrit ICI

Vous êtes nombreux et nombreuses à vouloir soutenir les auteurs méconnus de ce monde de l'édition dont ressort toujours les mêmes best-sellers. Caroline Chabrol a bien voulu répondre à quelques questions pour vous permettre de la découvrir, elle et ses romans.

Depuis quand écrivez-vous?

 

J’écris depuis que j’ai 13 ans je crois, surtout des poèmes et des pensées personnelles, qui n’étaient pas destinées à être lues.

 

J’écris sous la forme de romans depuis 2005. Cette année-là, je m’étais inscrite à un atelier d’écriture (L’Atelier du Verbe à Paris). Nous devions produire quelque chose dans l’année. Ce quelque chose a été Sous les cahiers, la mort. Le titre a d’ailleurs été choisi de manière collective, par l’ensemble des personnes du petit groupe que nous formions.

 

Après l’expérience très enrichissante et désinhibante de l’atelier, où j’ai vu que j’étais capable d’écrire une histoire et d’écrire pour être lue, j’ai continué seule en écrivant L’enlèvement qui a été publié sur le site du Manuscrit en 2008.

 

Esmeraldae: Qu'est-ce qui vous a poussé à écrire?

 

Caroline Chabrol: Je ne suis sûre de l’origine. Je me souviens d’un soir, lorsque j’avais autour de 13 ans ; des idées sombres m’obsédaient et m’angoissaient. Je me suis dit qu’il fallait que je m’en débarrasse une fois pour toutes, comme par une sorte d’exorcisme. J’ai écrit ces pensées sous la forme d’un poème. Je le voulais très puissant. Je voulais qu’il ait la force obsédante qu’avaient les pensées dans ma tête. J’ai écrit sur une feuille que j’ai posée sur ma table de nuit et je me suis endormie. L’effet magique n’a pas duré, les pensées ont fini par revenir, mais je crois que j’ai découvert ce soir-là le plaisir d’écrire, de chercher et de créer une forme qui soit belle et qui suscite l’émotion.

 

E: D'où vous viennent vos idées de romans?

 

C.C: Là encore, j’ai du mal à me rappeler l’origine. Pour Sous les cahiers… , je crois que j’avais en tête de finalement donner à lire des choses que j’avais écrites depuis mes 13 ans. J’ai gardé tous les cahiers que j’ai utilisés depuis ce temps-là. Mais je ne voulais pas écrire une autobiographie. Alors j’ai imaginé que ces cahiers appartenaient à une autre et que cette autre était morte. Et comme j’aime les histoires à suspense depuis que je suis petite et que j’en lis beaucoup, il m’est venu naturellement à l’idée d’en écrire une. L’histoire de Sous les cahiers, la mort est inventée, mais les extraits des cahiers de Lou Anne sont des extraits des miens.

 

Pour L’enlèvement, j’avais envie d’écrire une histoire du genre de celles que j’aimais parfois me raconter à moi-même. Les idées sont venues au fur et à mesure. J’en ai également puisé quelques-unes dans mes vieux cahiers.

 

E: Un troisième est-il prévu?

 

C.C: Oui, il est même écrit ! Il s’appelle Vol au château Dampierre. Il est plus léger que les premiers, et drôle (j’espère !). Cela se passe dans un château, un mystère autour de bijoux volés.

 

E: Avez vous des habitudes d'écriture (moment de la journée, écriture directement sur ordi,...)?

 

C.C: J’écris directement sur ordinateur, mais autrement je n’ai pas vraiment d’habitudes. J’écris lorsque j’ai le temps, le soir, le week-end et pendant mes vacances. Je n’ai pas d’horaire particulier. Lorsque j’ai un livre en tête, j’écris dès que j’en ai le loisir et aussi longtemps que le désir et le plaisir sont là.

 

Avant de commencer à entrer dans une histoire, je m’en fais le résumé pour voir si cela fonctionne, pour en vérifier la logique. En général, je ne connais pas la fin à ce moment-là. Il faut que j’aie déjà bien avancé dans l’écriture pour que les idées me viennent. Par contre, lorsque je me raconte l’histoire à moi-même, je commence à voir les personnages, je pense au(x) lieux où l’histoire va se dérouler, et bien sûr j’essaie de trouver le fil conducteur. Aussi important que le sujet de l’histoire, ce sont les relations entre les personnages qui m’intéressent et que je commence à imaginer. Très vite, j’ai également besoin de trouver un prénom et un nom à ces personnages. C’est un moment que j’aime beaucoup.

Merci Caroline d'avoir répondu à mes questions. Vous pouvez vous procurer ses romans ICI soit sous format livre soit pdf. Sinon il reste la méthode traditionnelle: la librairie et Amazon...

Posté par esmeraldae à 06:01 - - Permalien [#]
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