51BHnQP7QqLC’est un événement. Simone Veil accepte enfin de se raconter à la première personne.

Elle raconte dans Une vie son enfance à Nice et sa déportation à Auschwitz. Elle nous parle de cette guerre qui a décimée sa famille et dont la France a mis longtemps à accepter le r^le joué là dedans.

Ensuite, changement de direction. On a affaire à une femme qui sait ce qu'elle veut et qui gravit les échelons dans la haute sphère:  l’administration pénitentiaire, puis au ministère de la Santé dans le gouvernement Chirac sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing – c’est là qu’elle fait voter, contre son camp, la loi sur l’IVG ; à la présidence du Parlement européen, où elle se montre capable de tenir tête au Premier Ministre français, Raymond Barre ; comme ministre des Affaires Sociales, de la Santé et de la Ville dans le gouvernement dirigé par Balladur et présidé par François Mitterrand ; au Conseil constitutionnel ainsi qu’à la Fondation pour la mémoire de la Shoah.

Avant cette lecture, Simone Veil était pour moi celle qui représentait la loi Veil, c'est-à-dire l'IVG. Lire sa biographie m'intéressait pour connaitre cette femme hors du commun.

J'ignorais alors qu'elle avait été déportée, c'est d'ailleurs cette partie qui m'a le plus passionnée. Alors que le côté politique (savoir si elle est de droite ou de gauche) m'a profondément ennuyée. On peut d'ailleurs avoir l'impression qu'elle fait de la publicité pour certaines personnalités politique.

S.Veil écrit ses mémoires sans émotions, sans termes larmoyants. Elle ne s'implique pas dans ce qu'elle nous raconte. J'ai trouvé qu'elle restait assez neutre: comme si c'était un journaliste qui parlait sans vouloir entrer dans les détails.

Une lecture en demi-teinte mais qui m'a permis de découvrir qui était Simone Veil.

Merci à Valérie qui l'avait lu aussi.