5175ws7hdhLC’est un livre où il ne se passe pas grand-chose. Le personnage vit au milieu de nombreux livres et entouré par la neige. Ce livre inspire un calme, un moment paisible, jusqu’à la mort du chien. Julius va vouloir le venger et tirer sur tout ce qui bouge.

Au-delà du fait qu’il n’y ait pas beaucoup d’action, le roman est bien écrit. Il fait passer un message : que ferait-on par amour ?

Une très bonne lecture pour passer un agréable moment.

 

4ème de couverture :

Julius Winsome, quinquagénaire, vit solitaire dans un chalet au coeur de la forêt du Maine. Fils et petit-fils d'anciens combattants qui lui ont transmis leur horreur de la violence, Julius ne chasse pas, contrairement aux hommes virils de la région. Il préfère chérir ce que son père aimant lui a légué : les milliers de livres qui tapissent son chalet et le Lee-Enfield, ce fusil rapporté par son grand-père anglais des tranchées de la Première Guerre mondiale. Son unique compagnon est son chien Hobbes. La mort de ce dernier, abattu par un chasseur, déclenche chez cet homme doux une fureur meurtrière. Les halles crépitent alors dans la forêt enneigée. Julius Winsome est l'histoire tendue et émouvante d'un " étranger" à la fois hypersensible et détaché, amoureux de la langue et misanthrope. Avatar du Meursault de Camus, qui tuait "à cause du soleil ", Julius Winsome tue à cause de la neige, symbole de pureté et de deuil. Écrit dans un style puissant et poétique, ce récit d'amour, de vengeance et de mort est à l'image du paysage, âpre, froid, cinglant. C'est aussi un hymne à la nature et à ses créatures sauvages.

 

Seuil février 2009, 244p, 19.50 euros