La femme adultère, Conte
La femme adultère est passée
assez inaperçue à la rentrée de janvier et c’est bien dommage.
Giuseppe Conte raconte la vie de la femme sauvée de la lapidation par Jésus. Je vous arrête tout de suite, ce roman n’est absolument pas religieux ! C’est une œuvre de fiction sur un aspect religieux certes mais l’auteur ne la raconte absolument pas de cette manière.
Le roman s’ouvre en l’an 817 après la fondation et l’incendie de Rome, an 64 de l’ère chrétienne, avec un vieil homme et une femme à l’air misérable sur une plage. Le vieillard n’est autre que Sénèque, il la reconnaît comme une de ses nombreuses esclaves. La femme et son compagnon Phèdre n’étaient pas rentrés depuis le jour où l’incendie de Rome avait éclaté et Sénèque les pensait morts. Elle va alors éclater en sanglot et lui raconter sa vie. On va découvrir la vie de cette femme et comprendre comment elle a pu devenir une femme adultérine. L’histoire commence par son enfance avec sa famille de pêcheurs pauvres au bord de la mer. Ses parents juifs vont la marier à un riche marchand. Elle va faire ensuite la connaissance d’un soldat romain, Lucius. Les romains gouvernaient la ville et n’étaient donc pas bien acceptés. Il va lui faire prendre plaisir à la chair. Il va l’entrainer dans un autre monde, celui du plaisir, de l’érotisme. Elle sera une femme heureuse jusqu'à la découverte de sa liaison. Après tout bascule...
C’est un roman sensuel et magnifique. On rentre totalement dans l’histoire, on s’identifie au personnage.
Ce roman a reçu le Prix Manzoni du meilleur roman historique 2008.
Laurence Tepper, janvier 2009, 329p, 19.60 euros
En panne sèche, Eschbach :
Premier livre que je lis de cet
auteur et je suis conquise. Malgré ces 768 pages, je l’ai dévoré. Capable de
lire un livre par jour, celui-là je n’y suis malheureusement pas arrivée. Ce
fut donc avec supplice que je patientais jusqu’à pouvoir le lire ! Le
début est assez bizarre, on ne comprend pas tout de suite où l’on va mais après
on ne peut plus lâcher le livre. Le prix est assez excessif par contre et le
problème avec L’Atalante, c’est qu’il ne sera jamais en poche !
En panne sèche est un sujet d’actualité. Que ferons-nous quand il n’y aura plus de pétrole ? Quand le dernier champ pétrolifère se tarit, cela n’est pas sans conséquences.
Markus Westermann veut conquérir les Etats-Unis mais après un terrible accident, se réveille dans un hôpital allemand sous un faux nom. Recherché par la police pour meurtre, détournements de fonds, Mark veut tout de même retourner aux Etats-Unis pour trouver une solution au pétrole. En effet, il a la méthode pour trouver de l’or noir grâce à la rencontre d’un autrichien. Mais les deux hommes vont attirer les envies. Ils ont trouvé le bon filon et certaines personnes ne veulent pas être en reste. En parallèle, on apprend qu’il vit une histoire d’amour avec une jeune femme qui le manipule pour obtenir certaines informations. Quant à la sœur de Mark, elle est elle-même confronté aux problèmes de société. Elle a acheté avec son mari une maison qui dépense beaucoup pour le chauffage au fioul.
Un thriller captivant qui pose bien les problèmes sur l’environnement. Les aspects du pétrole sont bien évoqués sous différents points : économique, écologique, politique. En panne sèche reste une merveilleuse œuvre de fiction. Cependant, Eschbach nous offre une réflexion sur notre comportent face à l’écologie, à notre planète.
En résumé, il faut le lire !!
768p, L’Atalante, janvier 2009, 25.50 euros
Adieu Berlin, Lewin
L’histoire se déroule en avril
1940. Le père de Rita divorce de Sidonie, sa belle-mère juive. Elles
s’apprêtent à s’enfuir pour échapper aux nazis et au père. Ce dernier veut que Rita le rejoigne en
Suisse. Mais Sidonie est arrêtée avant le départ.
Rita ne renonce pas et s’enfuit donc seule en France grâce à l’argent qu’elle a
volé à son père et caché dans la doublure de ses vêtements. Arrivée à
Strasbourg, elle rencontre un allemand recherché par les nazis. Il fournit de faux
papiers, des cartes d’alimentation,… Il va alors aider Rita à rejoindre le
continent africain où elle s’était donnée rendez-vous avec Sidonie. Une
histoire d’amour va naître. C’est un roman sobre, facile à lire.
La thématique n’est pas très originale, seul le lieu où se déroule l’histoire l’est (Strasbourg !).C'est bien mais sans plus. ça se lit!
Bayard jeunesse, 350p, mai 2009, 11.90 euros
L’abominable Monsieur Schnock, Stanton
J’avoue franchement: je n’ai pas
fini ce livre. Je reste sceptique. La couverture avait l’air attirante, les
pages sont aérées, l’écriture grande, il y a des dessins. Parfait pour les enfants (à
partir de 9 ans). Mais je n’ose même pas l’offrir à un gamin tellement que
l’histoire n’a aucun sens, c’est sans queue ni tête, il y a des fautes
d’orthographe (pour l’éditeur ce sont des jeux typographiques). C’est du grand
n’importe quoi !
L’abominable monsieur Schnock vit à Lipton-les-Baveaux. Il adore dormir, faire les gros yeux et se mettre les doigts dans le nez. Waouhh super !! Sa maison est une horreur mais il a le plus beau jardin de toute la ville grâce à une fée furieuse qui surgit de sa baignoire pour lui cogner sur la tête. Mais un gros chien vient déranger son jardin et monsieur Schnock ne va pas se laisser faire !
Une histoire vraiment abracadabrante. Et si vous achetez ce livre, vous avez droit à des stickers (waouhh rien que pour ça faut l’acheter !!).
Donc voilà ce livre est le premier tome !! Mais non je n’irais pas lire la suite !!
Bayard jeunesse, 96p., mai 2009, 4.90 euros
Demain ça ira mieux, Jean-Paul Nozière
Voici un nouveau recueil de
nouvelles pour les ados. Un des meilleurs je dois dire que j’ai lu dans cette
collection des éditions Thierry Magnier.
Les personnages ont pour point commun qu’ils sont tous des anti-héros, aucun n’est bien dans le monde dans lequel il vit, personne ne les croit et ne les écoute. Rejetés d’une certaine manière par la société par manque de talent, de malchance, …Chaque personnage essaye de vivre une meilleure vie, sans succès. Les fins sont tragiques mais surtout inattendues.
Humour noir mais portrait bouleversant des perdants de la vie.
Jean-Paul Nozière nous fait découvrir 8 nouvelles, 8 personnalités. Chaque nouvelle contient une chute originale qui ne manque pas de réflexion. Je n’ai qu’une envie: faîte connaitre autour de vous ces recueils qui le méritent. Une préférence de nouvelle pour ce recueil de Nozière : Triple saut.
Thierry magnier, juin 2009, 184p, 9.50 euros
Lecture d'été
Pour
cet été, rien de mieux que de se détendre avec un livre drôle, plein d’humour,
ou un peu plus sérieux mais surtout aucunes prises de tête ! Il faut que
ça soit un roman qui nous transporte, nous fasse voyager et qu’on n’est plus
envie de le lâcher. Pour cela, j’ai quelques idées parfaites pour
l’occasion : Alors enfiler vite votre maillot de bain, paréo, sautez sur
votre transat, mettez vos lunettes de soleil et puis que dire d’autres ?
Lisez !!
Shoes addict de Beth Harbison est parfait pour avec ce début des soldes pour tout
les accros au shopping. Pour tous les fans de chaussures, qui ne peuvent s’en
passer et prêtent à tout pour en avoir. C’est un roman drôle qui il donne de
bonnes idées pour changer de chaussures régulièrement sans se ruiner. Solution
qui peut être faite pour les vêtements aussi (j’ai tenté l’expérience).
374
pages, Pocket, 5 février 2009
Face au pacifique de Catherine Locandro est l’histoire de Mona, une jeune femme, venue sur la côte Ouest pour interviewer un français qui a réussi en Californie. Mais distante avec les autres, ce voyage va la plonger dans son passé, à des réflexions d’ordre familial ou encore sentimental. Très beau roman agréable à lire!
206p,
Héloïse d’Ormesson, mars 2009
Le koala tueur : et autres
histoires du bush de Kenneth Cook
Kenneth
Cook (1929-1987) est un des principaux romanciers australiens. A l'évidence, il
n'aimait pas les koalas, les Aborigènes rusés et malins, les crocodiles
dangereux, les routes sans fin dans le bush australien et les autres éléments
de l'Australie sauvage. Dans ce recueil d'histoires courtes, Kenneth Cook
raconte sans peur du ridicule et à la première personne une série d'aventures
"vécues", le plus souvent des arnaques dont il fut la victime. On
passe joyeusement d'une histoire à l'autre et le livre est fini… déjà !
Connexions, de Leslie Larson, entrecroisent l’histoire de cinq personnes qui
finiront par se réunir dans un aéroport. Barman en proie au doute existentiel,
amante éconduite, ex-taulard éprouvé, épouse contrite et chômeur paranoïaque,
Wylie, Jewell, Logan, Inez et Rudy, s'efforcent à leur manière de rester à flot
et de trouver une seconde chance. Leslie Larson donne voix aux working class
heroes d'une Amérique dépouillée de ses illusions, qui s'offrent, malgré tout,
le droit d'y croire. Les recalés du rêve américain rêvent encore. Une fois commencée, on n'a plus envie de s'arrêter. Il est prenant.
431p, 10X18, avril 2009
Swap d’Anthony Moore est l’histoire d’un petit garçon qui fait l’erreur
d’échanger une bande dessinée avec un bou de tuyau. Quelques années plus tard,
il est libraire de comics et s’en veut d’avoir échangé cette BD, le superman,
qui vaut de l’or aujourd’hui. Lors d’une rencontre de classe, le héros va tout
faire pour retrouver ce comics, quitte à cambrioler et tomber sur un cadavre.
C’est un roman d’humour noir. Une fois commencée, on a plus envie de le lâcher. Et surtout qu'est-ce qu'on se marre!!
349p,
Liana Levi, janvier 2008
Qui a tué Glenn ? de Léonie Swann
Glenn,
le berger, a été assassiné. Qui est le coupable ? Personne ne sait. Mais
ses fidèles moutons vont mener l’enquête. Venez élucider le meurtre en compagnie de Miss Maple le mouton! Voici un roman farfelu avec des
moutons qui font les détectives ! Un succès en Allemagne et en Italie. Original. La couverture du grand format est un mouton qu'on peut caresser comme pour les livres à toucher pour enfants!!
375
pages, LGF, mars 2008
Maudit karma, David Safier
Une
animatrice de talk-show meurt tuée par une météorite. Ayant accumulé trop de
mauvais karma, elle va se réincarner en fourmi près de sa famille. Son mari la
remplace vite. Pour détrôner sa rivale, elle va essayer d’obtenir le plus de
bon karma pour se faire réincarner en humain. Très émouvant à la fin, prévoyez des mouchoirs!!
318p,
Presse de la cité, septembre 2008
Bonne Lecture !!
La fille aux esprits, Laura Amy Schlitz
Maud Flynn, Jane Eyre moderne, a
grandit dans un orphelinat où elle subissait de mauvais traitements et où elle
ne reçoit pas d’affection. Elle pense que sa vie va changer le jour où les
sœurs Hawthorne l’emmènent loin de cet endroit pour l’y mettre dans une maison
où elle y sera heureuse. Maud rêve alors d’une famille mais c’est sans penser
au mystérieux secret qu’elles gardent et dont elles vont en faire profiter
Maud. Elles vont l’obliger à jouer à de fausses séances de spiritisme pour
escroquer les gens malheureux. Maud se plie au jeu jusqu’au jour où elle
rencontre la mère d’une fillette morte noyée et dont elle doit jouer le rôle.
Entre faux-semblants et séances de spiritisme, Maud est une héroïne attachante.
C’est un roman qui peut être lu à partir de 10/12 ans jusqu’à pas d’âge. Les
manœuvres frauduleuses des médiums étaient très courantes au XIXème
siècle. J'ai beaucoup aimé, le livre se lit d'une seule traite.
Casterman, 250
pages, Mars
2009, 15 euros
Confidentialité assurée, Jessica Brody
Déçue dans son enfance par les
hommes, Jennifer alias Ashlyn mène une double vie. Pour ses amies, elle est
Jennifer, jeune femme travaillant dans une banque, toujours en voyage. Pour ses
clientes (et clients), elle est Ashlyn, jeune femme séduisante prête à tout
pour prouver l’infidélité du mari. Pour chaque homme qu’elle doit tester, elle
se fait passer pour la femme parfaite aux yeux du mari. Ne faisant jamais le
premier pas, elle les laisse toujours mener la rencontre et n’allant jamais
plus loin. Non ce n’est pas une prostituée, elle s’arrête toujours avant !
Dès que sa victime envisage d’aller plus loin, donc coucher avec elle, Ashlyn
arrête tout et dévoile son jeu. Mais mener une double vie n’est pas évident.
Entre ses amis qui la trouve insensible aux hommes, ses clients qui veulent se
venger et avoir un petit ami sans pouvoir lui avouer la vérité, être deux
femmes en même temps n’est pas une chose aisée. Comment avoir confiance dans
les hommes alors qu’elle n’en côtoient que des infidèles ?
C’est le roman parfait au bord de la plage, de la piscine, … avec un cocktail à la main. Pas de prise de tête, pas de suspens haletant. A peine commencé (quelques pages quand même !!) vous vous douterez certainement de la fin.
Fleuve noir, mai 2009, 513p, 18.90 euros
Inspiration? Hasard?
Comme me l'a fait remarqué Juliann, il y a quelques ressembles entre le dernier livre de Kinsella, Lexi Smart a la mémoire qui flanche et Samantha Who? Samantha Who? est une série américaine avec Christina Applegate. Samantha se réveille à l'hôpital après un accident en ayant oublié toute sa vie (Lexi n'a oublié que 3 ans). Elle a un petit copain et un amant (troublantes ressemblances!). Elle n'a pas d'amis et tyrannise tout le monde même sa secrétaire (la secrétaire de Lexi crache dans le café!)...
Il y a donc d'étranges ressemblances. Alors est-ce que Kinsella s'est juste inspirée d'une série en vogue aux Etats-Unis ou est-ce un simple hasard?
Quoiqu'il en soit si vous avez aimez le dernier Kinsella, attaquez-vous à la série Samantha who? ou inversement!
Votre avis? Inspiration ou plagiat?
Un zoo en hiver, Taniguchi
Jiro Taniguchi est un auteur de
BD que j’aime beaucoup. Je suis toujours contente d’en lire un nouveau. Le personnage
toujours familier, s’appelle ici Hamaguchi. Il va nous raconter son histoire à partir de
1966 . Il commence par travailler chez un
commerçant de textile où son travail ne lui convient pas. Il veut dessiner. En
plus, il doit surveiller la fille de son patron qui retrouve en cachette son amant au zoo.
Il va alors démissionner et partir pour Tokyo. Il va travailler dans un studio de
manga avec un grand mangaka. Le travail est long et fatiguant. Hamaguchi oublie
vite que son but était de dessiner ses propres mangas. Jusqu’au jour où il
rencontre une jeune fille malade qui va lui donner la volonté de dessiner pour
elle, pour aider sa guérison. Ce dernier livre montre l’évolution,
l’apprentissage de la vie d’un homme. Il est intéressant de savoir comment
travaille un mangaka.
Quartier lointain reste l’œuvre que je préfère de Taniguchi. Gourmet solitaire est très intéressant aussi pour connaitre l’alimentation japonaise et vous met l’eau à la bouche surtout ! Après vous n’aurez qu’une seule envie : manger des sushis !
Casterman, 231p, Juin 2009, 15 euros



